7 décembre 2009 |
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La duloxétine est un cousin germain de la fluoxétine (Prozac®). Cette famille de médicaments, appelée IRS ou « Inhibiteurs sélectifs de la Recapture de la Sérotonine » est très nombreuse. Ils ont tous des effets secondaires, mais la duloxétine semble en être le vilain petit canard.
2004 : l’Agence Européenne du Médicament fait part de l’augmentation des tentatives de suicide chez les patients prenant des antidépresseurs (dont la duloxétine).
2005 : mise sur le marché en France dans l’incontinence urinaire d’effort de la femme sous le nom de Yentreve®. La Revue Prescrire n’est pas d’accord.
Plus de 40 types d’événements indésirables différents ont été recensés, dont des tentatives de suicide et des troubles hépatiques parfois graves.
octobre 2005 : La F.D.A. renforce ses mises en garde contre les atteintes hépatiques dues à la duloxétine
juillet 2006 : A.M.M. sous le nom de Cymbalta® pour les neuropathies diabétiques. Nous avons déjà des dizaines de médicaments bien connus et efficaces dans cette pathologie. La Revue Prescrire n’est toujours pas d’accord.
juillet 2007 : contre-indication en cas d’hypertension artérielle en raison du risque de poussées hypertensives.
octobre 2008 : la duloxétine est utilisée, hors AMM, dans la fibromyalgie.
janvier 2009 : nouvelle indication dans l’anxiété généralisée. Pas d’études qui comparent ce médicament avec ceux qui sont efficaces, 40% d’abandon des patients dans les essais, toujours des effets secondaires et pourtant l’indication est acceptée.
Par contre, l’extension d’AMM dans la fibromyalgie est refusée. Faut dire que les études étaient vraiment indigentes.
4 décembre 2009 |
Passé, rimonabant | docteur V. | Aucun commentaire.
Un antagoniste des récepteurs au cannabis. Ça semblait une bonne idée. Le cannabis est bien connu pour donner une belle fringale.
Revue Prescrire juin 2006 : aucun effet démontré sur les complications de l’obésité, le bénéfice sur le poids (4 à 5 kg) disparait en quelques mois après l’arrêt du traitement. Ça sert à quoi ?
Les études montrent déjà une augmentation du nombre de dépression et des effets secondaires nombreux : 15 % des patients abandonnent le traitement pour cette raison.
juin 2007 : La F.D.A. publie les résultats des études. Deux fois plus de suicides avec le rimonabant. N’oublions pas les vertiges, les nausées, les dépressions et les paresthésies.
octobre 2008 : Retrait de l’A.M.M. au niveau européen en raison des troubles psychiques.
Pourquoi avoir autorisé ce médicament alors que les effets secondaires étaient connus dès sa commercialisation ? Combien de suicides, de dépressions graves ?
Un coup d’œil sur le rapport fourni à la Revue Prescrire permet de mettre en évidence les qualités de « transparence » des agences du médicaments. Le secret industriel est beaucoup plus important que la sauvegarde des patients.
2 décembre 2009 |
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2002 : mise sur le marché de la pioglitazone pour soigner le diabète. La Revue Prescrire d’octobre 2002 note que l’évaluation est indigente et ne porte pas sur ce qui est le but recherché dans le soin du diabétique : prévenir les complications (infarctus, cécité, amputations, etc.). La pioglitazone fait donc bien « baisser le sucre » mais fait-elle vivre les gens plus vieux ou en meilleure forme? Nous n’en savons rien.
2003 : Relayant le Bulletin Canadien des Effets Indésirables La Revue Prescrire note : « Elles entraînent une rétention hydrosodée, cause d’oedèmes, d’anémie par hémodilution et d’insuffisance cardiaque
L’Agence australienne a fait état de 12 notifications d’effets indésirables cardiaques avec la rosiglitazone, et 6 avec la pioglitazone. L’Agence canadienne a reçu 80 notifications de troubles cardiovasculaires associés à la rosiglitazone :
- 36 fois une insuffisance cardiaque était mentionnée, dont 3 décès
- 8 notifications de troubles cardiovasculaires ont été rapportées à la pioglitazone, dont 4 insuffisances cardiaques
La rosiglitazone et la pioglitazone ont aussi une toxicité hépatique. L’Agence australienne a reçu 12 notifications d’atteinte hépatique associée à la rosiglitazone et 4 à la pioglitazone, et l’Agence canadienne, respectivement 16 et 1.
Cela fait beaucoup pour des médicaments sans intérêt clinique prouvé. »
2005 — Essai PROACTIVE — • Après un suivi d’environ 3 ans, la mortalité globale a été de 6,8 % sous
pioglitazone versus 7,0% sous placebo : absence de différence statistiquement significative. L’incidence du critère combiné principal n’a pas été non plus statistiquement différente sous pioglitazone et sous placebo (environ 21 %). Revue Prescrire decembre 2005.
Ce qui veut dire en clair que la pioglitazone n’apporte rien d’utile au diabétique.
2006 œdème maculaire causés ou aggavés par la pioglitazone.
2007 Cancers de la vessie sous pioglitazone.
L’AFSSAPS et Santé Canada font état d’un risque accru de fractures chez les patientes traitées par pioglitazone.
2010 : elle est toujours en vente et remboursée à 65% en France