oseltamivir — Tamiflu®

2002 : commercialisation du Tamiflu®. D’après la Revue Prescrire de novembre 2002, il n’apporte rien de nouveau et les études faites ne permettent pas de savoir s’il protège les gens fragiles des complications de la grippe.

Tamiflu_1Il est, à ce moment-là non remboursable par la Sécurité Sociale

2003 grippe aviaire ; l’oseltamivir est proposé pour les sujets exposés à la grippe.

2005 : Revue Prescrire : l’oseltamivir diminue le nombre de grippe lors d’épidémies peu intenses, mais sans effet tangible sur les complications. Les patients atteints d’affection grave ont été exclus des essais.

juin 2006 : Quelques cas de décès chez des enfants au Japon. En Europe, deux suicides chez des adolescents et des témoignages de troubles psychiques et neurologiques chez des enfants. Quelques effets indésirables sur la peau dont des syndromes de Lyell. Donc le Tamiflu® peut être dangereux. Les agences européennes et américaines mettent en garde quant à l’utilisation du Tamiflu® chez les enfants de moins de un an.

début 2007 : les troubles psychiques et dermatologiques se confirment et sont même décrits chez les adultes. Ils sont — enfin — signalés dans le RCP (le Vidal® pour la France) européen de l’oseltamivir. La prescription de Tamiflu® est suspendue au Japon pour les enfants et les adolescents.

En France, le Tamiflu® devient remboursé chez les jeunes enfants. Cherchez  l’erreur.

octobre 2007 : des hémorragies digestives sont signalées sous oseltamivir.

décembre 2008 : troubles visuels (diplopie) et des troubles cardiaques (fibrillation auriculaire, palpitations, tachycardies, …) Revue Prescrire

2009 — Grippe porcine H1N1 : le Tamiflu® est utilisé largement. Nous ne savons toujours pas s’il sert vraiment à quelque chose, si les sujets fragiles sont protégés, s’il évite des cas de grippe grave, si la mortalité ou les infirmités dues à la grippe A H1N1 peuvent être évitées par la prise d’oseltamivir.

décembre 2009 : La Direction Générale de la Santé ordonne aux médecins de prescrire du Tamiflu® pour tous les grippés — ou plutôt supposés grippés. Vives réactions des sociétés savantes de médecins.

Quelques liens :

Derniers commentaires

  • docteur V. Commentaires sur Rosiglitazone — Avandia®
    "En fait, le taux de remboursement ne change rien aux dépenses de sécu, puisque les diabétiques sont ..."
  • docteur V. Commentaires sur Rosiglitazone — Avandia®
    "C'est vrai. Je ne mets pas le site à jour en ce moment, je suis en train de travailler sur une autre..."
  • Bérenger Commentaires sur Rosiglitazone — Avandia®
    "Je suis sous taritement Avandia (2 CP par jour) je vous signale que les boites que j'achète sont mun..."

Articles Récents

post duloxétine — Cymbalta® — Yentreve®

La duloxétine est un cousin germain de la fluoxétine (Prozac®). Cette famille de médicaments, appelée IRS ou « Inhibiteurs sélectifs de la Recapture de la Sérotonine » est très nombreuse. Ils ont tous des effets secondaires, mais la duloxétine semble en être le vilain petit canard.

2004 : l’Agence Européenne du Médicament fait part de l’augmentation des tentatives de suicide chez les patients prenant des antidépresseurs (dont la duloxétine).

2005 : mise sur le marché en France dans l’incontinence urinaire d’effort de la femme sous le nom de Yentreve®. La Revue Prescrire n’est pas d’accord.Duloxétine_1Plus de 40 types d’événements indésirables différents ont été recensés, dont des tentatives de suicide et des troubles hépatiques parfois graves.

octobre 2005 : La F.D.A. renforce ses mises en garde contre les atteintes hépatiques dues à la duloxétine

juillet 2006 : A.M.M. sous le nom de Cymbalta® pour les neuropathies diabétiques. Nous avons déjà des dizaines de médicaments bien connus et efficaces dans cette pathologie. La Revue Prescrire n’est toujours pas d’accord.Duloxétine_2juillet 2007 : contre-indication en cas d’hypertension artérielle en raison du risque de poussées hypertensives.

octobre 2008 : la duloxétine est utilisée, hors AMM, dans la fibromyalgie.

janvier 2009 : nouvelle indication dans l’anxiété généralisée. Pas d’études qui comparent ce médicament avec ceux qui sont efficaces, 40% d’abandon des patients dans les essais, toujours des effets secondaires et pourtant l’indication est acceptée.

Par contre, l’extension d’AMM dans la fibromyalgie est refusée. Faut dire que les études étaient vraiment indigentes.


post rimonabant — Acomplia®

Un antagoniste des récepteurs au cannabis. Ça semblait une bonne idée. Le cannabis est bien connu pour donner une belle fringale.

Revue Prescrire juin 2006 : aucun effet démontré sur les complications de l’obésité, le bénéfice sur le poids (4 à 5 kg) disparait en quelques mois après l’arrêt du traitement. Ça sert à quoi ?

Les études montrent déjà une augmentation du nombre de dépression et des effets secondaires nombreux : 15 % des patients abandonnent le traitement pour cette raison.

juin 2007 : La F.D.A. publie les résultats des études. Deux fois plus de suicides avec le rimonabant. N’oublions pas les vertiges, les nausées, les dépressions et les paresthésies.

octobre 2008 : Retrait de l’A.M.M. au niveau européen en raison des troubles psychiques.

Pourquoi avoir autorisé ce médicament alors que les effets secondaires étaient connus dès sa commercialisation ? Combien de suicides, de dépressions graves ?

Un coup d’œil sur le rapport fourni à la Revue Prescrire permet de mettre en évidence les qualités de « transparence » des agences du médicaments. Le secret industriel est beaucoup plus important que la sauvegarde des patients.


post pioglitazone — Actos®

2002 : mise sur le marché de la pioglitazone pour soigner le diabète. La Revue Prescrire d’octobre 2002 note que l’évaluation est indigente et ne porte pas sur ce qui est le but recherché dans le soin du diabétique : prévenir les complications (infarctus, cécité, amputations, etc.). La pioglitazone fait donc bien « baisser le sucre » mais fait-elle vivre les gens plus vieux ou en meilleure forme? Nous n’en savons rien.

2003 : Relayant le Bulletin Canadien des Effets Indésirables La Revue Prescrire note : « Elles entraînent une rétention hydrosodée, cause d’oedèmes, d’anémie par hémodilution et d’insuffisance cardiaque
L’Agence australienne a fait état de 12 notifications d’effets indésirables cardiaques avec la rosiglitazone, et 6 avec la pioglitazone. L’Agence canadienne a reçu 80 notifications de troubles cardiovasculaires associés à la rosiglitazone :

  • 36 fois une insuffisance cardiaque était mentionnée, dont 3 décès
  • 8 notifications de troubles cardiovasculaires ont été rapportées à la pioglitazone, dont 4 insuffisances cardiaques

La rosiglitazone et la pioglitazone ont aussi une toxicité hépatique. L’Agence australienne a reçu 12 notifications d’atteinte hépatique associée à la rosiglitazone et 4 à la pioglitazone, et l’Agence canadienne, respectivement 16 et 1.
Cela fait beaucoup pour des médicaments sans intérêt clinique prouvé. »

2005 — Essai PROACTIVE — • Après un suivi d’environ 3 ans, la mortalité globale a été de 6,8 % sous
pioglitazone versus 7,0% sous placebo : absence de différence statistiquement significative. L’incidence du critère combiné principal n’a pas été non plus statistiquement différente sous pioglitazone et sous placebo (environ 21 %). Revue Prescrire decembre 2005.

Ce qui veut dire en clair que la pioglitazone n’apporte rien d’utile au diabétique.

2006 œdème maculaire causés ou aggavés par la pioglitazone.

2007 Cancers de la vessie sous pioglitazone.

L’AFSSAPS et Santé Canada font état d’un risque accru de fractures chez les patientes traitées par pioglitazone.

2010 : elle est toujours en vente et remboursée à 65% en France

Articles plus Anciens

Vioxx — rofecoxib

Rosiglitazone — Avandia®

Ezétimibe — Ezétrol® — Inégy®

Roselyne Bachelot a passé au moins 12 ans au service de l’industrie pharmaceutique

Le dextropropoxyphène — Diantalvic®